Un groupe de 71 Camerounais et 29 Maliens expulsés de Guinée équatoriale est arrivé le 18 septembre à Campo (sud du Cameroun), à la frontière avec la Guinée équatoriale, a déclaré l'adjoint au préfet de Kribi, Placide Ndobo. "Les autorités de Guinée équatoriale ont estimé que ces personnes étaient en situation irrégulière", a-t-il ajouté, précisant que certains expulsés ont affirmé qu'ils étaient en situation régulière. Les expulsés ont été provisoirement transférés à Yaoundé et Douala. Un accord entre le Cameroun et le Mali permet aux Maliens de circuler librement sur le territoire camerounais, selon M. Ndobo.
Les expulsions de ressortissants africains de la Guinée équatoriale sont régulières. Début août, un groupe de 36 immigrés avait été accueillis au Cameroun, et en mai 300 Camerounais en situation irrégulière avaient été expulsés. Selon la police des frontières de Guinée équatoriale, des centaines de migrants clandestins, en provenance surtout du Nigeria et du Cameroun, débarquent tous les mois sur les côtes de ce petit pays d'environ un million d'habitants, attirés par ses revenus pétroliers.
Ce qui est inquiétant c'est le fait que certaines expulsions résultent parfois de l'esprit de xénophobie qui prévaut dans certains pays contre certaines nationalités et non de la lutte contre l'émigration clandestine. Et pire encore elles se déroulent le plus souvent dans des conditions de "non respect des droits l'homme". Les expulsés sont le plus souvent dépouillés de leurs biens et ils n'ont aucun moyen de recours juridique.