Le Comité catholique contre la faim et pour le développement (Ccfd-Terre solidaire) a publié hier, mercredi, une nouvelle étude mettant en lumière les détournements de fonds publics des chefs d’Etat des pays en développement, notamment d’Afrique. Ce nouveau document, intitulé : ‘Biens mal acquis, à qui profite le crime ?’, s’est intéressé en particulier à la richesse du président camerounais, Paul Barthélemy Biya. Le rapport dénonce également la réticence des pays riches, la France la première, à saisir et à restituer ces "Biens mal acquis".
Deux ans après la publication de son étude « Biens mal acquis », support des plaintes déposées en France contre Omar Bongo, Denis Sassou Nguesso et Teodoro Obiang Nguema, le CCFD-Terre Solidaire publie un autre rapport intitulé: « Bien mal acquis, à qui profite le crime ?».
On estime à plus de 100 milliards de dollars les avoirs détournés par des dirigeants corrompus à travers le monde. En dépit des promesses répétées de la communauté internationale de lutter contre la corruption, seul 1% à 4% des montants détournés ont été à ce jour restitués aux populations volées.
Fruit d’un minutieux travail d’enquête, le rapport dresse un bilan actualisé des avoirs détournés par une trentaine de chefs d'Etats. Au-delà de la dénonciation de ces agissements, il analyse les raisons de la « non restitution » des fonds détournés, interpelle les institutions des pays du Nord sur leurs responsabilités (entraves aux restitutions, paradis fiscaux, pillages des richesses ...) et adresse des recommandations au gouvernement français et à l'Union européenne.
Présentation du Rapport en présence de :
- Guy Aurenche, président du CCFD-Terre Solidaire,
- Jean Merckaert, chargé du financement du développement au CCFD-Terre Solidaire, auteur du rapport,
- Jean-Marc Bikoko (Cameroun), président de la Centrale syndicale du secteur public (CSP) et coordinateur de la Plateforme d'information et d'action sur la dette du Cameroun.
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